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Comment rendre votre site Internet Google-proof

by 512banque on 7 février 2011

robocop

Le billet d’aujourd’hui va vous apprendre pourquoi il faut que vous sauvegardiez votre trafic SEO car quoi qu’on en dise : Google is the enemy. Ce n’est pas un billet technique : on m’a plusieurs fois fait la remarque que certains articles larguaient mon audience, je vais donc faire simple et vous parler d’une base théorique fondamentale liée au webmarketing.

Comme je vous l’ai dit récemment, je commence à m’intéresser de plus en plus aux stratégies de webmarketing.

Et ça m’oblige à sortir de l’aspect purement technique lié au référencement, surtout référencement black hat. En gros, je pars de compétences dev/geek/nerd/ « SEO pur » et je me dirige lentement mais sûrement vers le marketing et la monétisation.

J’ai été amené récemment à rencontrer et à lire les livres/suivre les formations de personnes vraiment, vraiment exceptionnelles. En vrac :

  • Julien Bagein que j’apprécie énormément et qui a changé ma vision des choses sur de nombreux points. Je préfère ne pas trop en dire sinon il va être submergé de demandes,
  • Webmarketing Junkie – qu’il faut bookmarker d’urgence – avec son billet quotidien sur le webmarketing,
  • Aurélien de ReadmeImfamous qui met à nu sa stratégie, et qui prend les risques à notre place 😀 en montrant ce qui rapporte et ce qui ne rapporte pas
  • et bien sûr celui qui est en train de retourner le web au niveau marketing en ce moment, à savoir Sébastien.

Bref, c’est au contact de ces personnes, qui ont une approche absolument pas technique, que j’en viens à remettre en cause certains de mes postulats de base. C’est notamment en lisant l’ebook de Julien, ou en discutant avec lui, que j’ai compris une chose essentielle : il ne faut pas raisonner uniquement en matière de positionnement de site, même si avouons-le, ça claque de pouvoir dire « j’ai mis à l’amende tout ce petit monde et je ranke 1er sur tel mot-clé », mais plutôt en matière de trafic monétisable et retour sur investissement. En d’autres termes, il faut savoir sortir de sa prison mentale « SEO ».

En gros :

  • mon trafic me coûte 100€ pour 1000 visiteurs,
  • j’ai un taux de conversion de 5%,
  • j’ai un payout de 5€ (rémunération via vente d’un produit, envoi de contact, etc)

=> Génial, ces 1000 visiteurs me coûtent 100€ et m’en rapportent 250€

La messe est dite.

Et c’est PRECISÉMENT à ce moment-là qu’on se rend compte de la valeur du SEO :

  • j’ai toujours 1000 visiteurs,
  • un taux de conversion quasi-identique,
  • et un payout identique.

Sauf que ce trafic est gratuit. Donc 250€/0 =… erreur : division par zéro interdite.

Vous ne voyez pas le rapport ? J’y arrive…

Je ne raisonne donc plus en termes de rankings, ni en termes de trafic pur, mais en termes de « combien ça coûte, combien ça rapporte ». Il vaut mieux payer 100€ pour que ça en rapporte 200€, plutôt que de ranker 1st, avoir 7000 visiteurs/jours et que ça ne rapporte rien, ou trop peu.

Et c’est dans cette logique que j’ai complètement reconsidéré Adwords, qui pour moi était la béquille de ceux qui ne savent pas ranker. D’ailleurs quand j’ai parlé d’un test Adwords à un collègue référenceur, il m’a limite insulté. Bref, maintenant, je m’en sers de manière complémentaire et préalable au lancement de tout site/niche. Je vais « tester » pendant quelques jours pour voir si la niche amène du trafic, ce que cherchent les gens, etc. En gros, comme au poker, je paie pour voir.

Tu aimes la stabilité ? Le SEO n’est pas fait pour toi

Quand je suis allé voir mon assureur au lancement de ma SARL, je lui ai expliqué le métier de SEO, le trafic, etc. Il m’a écouté pendant 1h, avec les yeux qui brillaient. Mais à la fin, il m’a posé une question :

« – Dîtes, ça veut dire que votre trafic, donc vos clients, dépendent de Google ? C’est Google qui fait la pluie et le beau temps ?
– Exactement monsieur, et c’est précisément là qu’est le danger. »

Honnêtement, à bien y réfléchir, quand on prend du recul, c’est quand même dingue. Votre business dépend entièrement et exclusivement d’une seule entreprise 😐 Si demain vous vous faîtes blacklister ou jeter par la plateforme publicitaire, vous êtes mort. Effrayant.

Alors évidemment, la part de black hat en chacun de nous se dit « mais non, une petite 301 ou la réouverture du compte publicitaire via un autre compte en banque + identité de la compagne + nouvelle adresse Gmail + VPN en suède et en voiture Simone », mais honnêtement ça reste du bricolage.

Oui, on a vite fait de prendre goût au trafic des moteurs de recherche. C’est simple, ça explose n’importe quel retour sur investissement. Le trafic est gratuit ou alors très peu cher, et il rapporte énormément.

Mais.

Car il y a toujours un mais.

On le sait tous, le SEO c’est bon mais c’est incertain. Il ne faut donc absolument pas baser toute sa stratégie d’entreprise là-dessus, mais il faut au maximum diversifier ses sources de trafic :

1) Le trafic SEO dépend entièrement et exclusivement du bon vouloir d’une seule entreprise : Google. Si demain Google change d’algorithme/disparaît/a ses règles vous vous retrouvez loin, très loin dans les SERPs.

2) Si aujourd’hui vous êtes 1st, en trafic payant ou naturel, vous pouvez très bien disparaître du jour au lendemain car un concurrent spammera + que vous, ou enchérira + que vous. Et là, vous êtes marron.

3) Indépendamment de la question « combien coûte mon trafic », ce trafic coule sur votre site comme de l’eau coule sur une pierre plate pour terminer ailleurs, par exemple chez vos concurrents. Et c’est là que le marketing intervient.

Dans son ebook, Julien insiste sur un point fondamental : chaque personne qui arrive sur votre site, via adwords ou SEO, c’est une personne pour laquelle vous avez payé, que ce soit en argent ou en temps. Et si cette personne s’en va, elle ne reviendra plus JAMAIS.

Vous imaginez ? Imaginez un type qui tombe sur votre site.

On imagine un type, les cheveux longs, lunettes rondes, look rocker, on va l’appeler Francis. Imaginez que Francis arrive sur votre site et imaginez son sentiment, confus et mitigé : il n’est pas transcendé par votre site et votre offre parce que l’article à la Une ne l’intéresse pas, et il n’a pas aimé votre-design-que-vous-devez-changer-mais-vous-n’avez-pas-le-temps.

Il se barre, alors que si ça se trouve, ce que vous avez à lui dire ou lui vendre peut réellement l’intéresser.

Francis reviens, j’ai un truc qui va te plaîre

Quand on ranke bien, on s’en fiche, le trafic est là. Donc on se vautre dans la confiture et les billets grâce à tout ce trafic bien monétisé. Mais les marketeurs, eux, n’arrivent pas forcément bien à ranker alors qu’ils se vautrent dans 10x + de confiture et 10x + de billets que vous. Ils ont donc dû imaginer d’autres solutions.

Ce que suggèrent tous ces mecs qui n’ont pas d’approche purement technique du SEO et/ou qui ne rankent pas super bien sur leurs mots-clés, et qui sont donc O-BLI-GÉS de trouver d’autres sources de trafic – pas comme nous les BH, c’est qu’il faut précieusement SAUVEGARDER ce trafic. Faire en quelque sorte une copie de vos visiteurs, les « enregistrer » quelque part pour le jour où vous en aurez besoin.

Le fameux quelque part, c’est la liste d’emails.

La fameuse liste dont tous les webmarketeurs parlent, la fameuse liste d’emails considérée comme le « poumon » de votre entreprise, la sacro-sainte liste qui peut vous rendre riche si vous êtes suffisamment malin.. C’est dans cette liste que vous allez faire une copie de sauvegarde de vos visiteurs.

Revenons à Francis : gros hic, comment faire en sorte de récupérer ses coordonnées, alors qu’il ne les donne que très difficilement ?

La réponse, et vous la connaissez déjà, je ne vous apprends rien est celle-là : lui donner gratuitement un truc qui déchire en échange de son email.

Comme un plugin wordpress gratuit par exemple. Ou un script de massive check backlinks 😉 Au passage Dieu sait que j’ai ramé pour récupérer vos emails (je ne revends PAS vos emails). Bande de traumatisés par le spam, va :)

Je sais que ça va être évident pour certains d’entre vous. Mais combien sommes-nous à réellement entretenir une newsletter de qualité qui donne vraiment envie aux gens de s’inscrire ?

Eh oui, car, ça nécessite du boulot, c’est clair. Un email de newsletter, c’est super long à rédiger si on veut que ce soit propre, et en plus, la newsletter il faut l’entretenir :/

Par « entretenir », j’entends essayer d’envoyer plusieurs fois des éléments :

1) Gratuits

2) Pertinents

3) Exclusifs

Et c’est une vraie torture, car les éléments comme ça, on a plutôt envie de les donner sur son blog pour gagner en trafic, réputation et notoriété. Alors réussir à alimenter à la fois un blog et une newsletter, c’est doublement épuisant.

L’effet cliquet, et l’effet social

L’avantage de la mise en place de la newsletter est double :

D’abord vous mettez en place sur votre blog un effet cliquet, qui vous permet de « verrouiller » vos visiteurs. Chaque personne qui atterrit chez vous est « capitalisée ». En d’autres termes, vous devez vous considérer comme à la veille d’un blacklistage, dans une pure atmosphère pré-apocalyptique d’hiver nucléaire : vous faîtes vos stocks et donc, il est primordial que chaque visiteur atterrissant sur votre blog soit soigneusement mis dans votre bunker au milieu de vos autres provisions (curly, stocks de wasabi, saisons 3 et 4 des épisodes de Alf). Ainsi quoi qu’il arrive, le visiteur est soigneusement enregistré.

Deuxième effet kiss cool, vous faîtes des rencontres très sympathiques, débouchant parfois sur des contrats croustifondants. Ça m’est arrivé plusieurs fois de rentrer en contact avec des personnes de ma newsletter à des heures improbables. Et j’ai pas mal de personnes qui réagissent spontanément à mes envois. Cet effet social vous permet de démultiplier votre carnet d’adresse avec tous les bénéfices qui en découlent (contrats, partenariats, aide, échange de bons plans).

L’objectif : se débarrasser de Google et enfin construire chez soi

Je vais vous raconter deux histoires : la première, pendant un moment, je gérais une page Facebook de plus de 35 000 fans. Des vrais fans, authentiques, sans spam ni rien. J’étais content, j’avais capitalisé. Et puis du jour au lendemain, Facebook m’a fermé mon compte. Impossible de gérer ma page Fan à nouveau, qui se retrouvait sans administrateur. Et ce jour-là, je me suis juré que plus JAMAIS je ne capitaliserai chez les autres. Quand on y réfléchit, c’est stupide : pourquoi accumuler un grand nombre de fans/contacts/amis chez une entreprise tierce, en l’occurence facebook ?

Le SEO c’est pareil : vous construisez vos backlinks, capitalisez sur votre référencement naturel et puis un jour, d’un coup, pouf, vous disparaissez. Et que les béni oui oui « white hat » ne viennent pas me dire que tant qu’on a rien fait de mal on n’a rien à se reprocher : là on parle de sortir du système, on ne parle plus des règles bien fondées ou non du systèmes.

La deuxième histoire, c’est celle d’un ami qui est en train de construire un site internet avec lequel il compte gagner de l’argent via l’affiliation. Cet ami, je ne vous dirai pas qui c’est même si vous le connaissez tous, et je ne vous dévoilerai pas sa niche. Que m’a-t-il dit concernant son projet ? Je veux que ce soit communautaire et social =>je veux être indépendant de Google.

Pourquoi cela m’a étonné ? Parce que l’ami en question arrive à positionner ses sites internet les doigts dans le nez sur des requêtes très concurrentielles. Alors quand quelqu’un comme ça vous sort une chose pareille, oui, ça fait bizarre.

La question maintenant, c’est : et vous alors ? Etes-vous prêts à vous affranchir un jour du SEO ? Ou destinés à spammer jusqu’à votre retraite ?

Non je n’ai rien à vous vendre.

Enfin pas encore 8)

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