Le masque, le porc-épic et le piano

by 512banque on 31 août 2012

Dans un mauvais remix de Madagascar (le film, pas gasy), Google a sorti son énième animal stupide noir & blanc en guise de mise à jour.

Après le panda et l’orque, le pingouin a fait son entrée. Il sera probablement suivi par un putois, un zèbre ou un lémurien. Ou un blaireau.

Derrière les déclarations du rigolo à lunettes, se cache un renversement en matière de prise en compte du backlink. Si auparavant, le webmaster était – en principe – présumé innocent et pas au courant des éléments offsites qui avaient lieu, ce n’est plus le cas. Il est à présent présumé coupable : les liens qui ont été faits vers lui sont de son fait, de son initiative.

Pour résoudre le problème du NSEO-backlinks qui a ressurgi récemment, l’ami Matt a annoncé qu’un formulaire allait sortir pour « désavouer » certains liens. Ce qui grosso modo permet de retomber sur la situation précédente. Bref, Google a sorti une update.

Notre problème, retirer les liens

Dans une vision assez hallucinante post-apocalyptique à la walking dead, on a vu depuis plusieurs mois des webmasters errer comme des âmes en peine, réclamant aux uns un accès pour retirer leurs communiqués de spam presse, sommant les autres de supprimer des liens qu’ils avaient eux-même créés…

Derrière cette attitude ridicule mais compréhensible, se pose une question essentielle : comment revenir en arrière quand on est allé trop loin ? En d’autres termes, comment retirer les liens quand on s’est fait attraper avec la main (voire le corps entier) dans le pot de confiture ?

A mon humble niveau, la question ne se posait pas : je me contentais de faire une redirection 301 du site s’étant pris les liens gras vers un nouveau domaine, et cette solution, tout aussi bancale et instable que le SEO en général, fonctionnait bien. Mais il y a certains cas où on ne peut pas se permettre de tirer un trait sur un ndd si chèrement acheté.

Toutes les équipes R&D de Delicious Cadaver et de Cultivaref réunies, chapeautées par Kévin Richard ☆himself☆ (soit au total une personne) ont donc décidé de frapper fort et d’imaginer un style de référencement unique, basé sur la 301.

Le masque

L’idée n’est de surtout pas faire pointer les liens crados en direct vers le moneysite, mais plutôt de les faire pointer vers un intermédiaire, une sorte de masque (splendide !), un tampon. Et lui, se chargera de rediriger vers le bon moneysite, en 301.

L’avantage ?

Nous nous plaçons déjà en situation de site pénalisé et nous faisons déjà une 301. Et comme, d’après mes tests (qui seront forcément contredits), la 301 ne transfère ni les anciennes, ni les nouvelles pénalités, nous gardons à l’abri notre site final.

D’autre part, dans le cas extrême où une pénalité serait transmise, il suffirait alors tout simplement de couper la 301. Plus de pénalité (en tout cas pas à travers une campagne de linking sur ce domaine particulier).

Notre autre problème, cloaker nos liens

Nous souhaitons également rester discrets sur les liens que nous créons vers notre site. Il serait un peu bête que tout le travail que vous avez fait se retrouve facilement aspiré par le premier tocard venu se servant de majestic seo ou ahrefs, non ?

Nous allons donc faire une redirection depuis www.masque.com vers www.moneysite.com mais cette redirection ne sera visible que par Google. Tous les autres (robots, humains, etc) se prendront au choix, une page d’erreur, une page « site en construction » ou plus vicieux, une redirection 301 vers le concurrent.

Ainsi, quelqu’un s’interrogeant sur votre positionnement étonnamment élevé aura beau consulter les backlinks vers votre site, il n’en trouvera qu’un seul, provenant de votre profil google plus (sacré power ce google+ !).

Attention : ça ne résoudra en rien le souci de celui qui tombe directement sur votre masque à travers une page que vous avez spammée (par exemple, pétition ou autre). Il lui suffira de tracer directement votre masque dans majestic seo ou ahrefs, ou bing, ou lycos, pour pouvoir découvrir le pot aux roses.

Neuf ou d’occase ?

Ce qui nous amène à une autre problématique : pour brouiller encore une fois les pistes, vous feriez mieux de ne pas mettre tous vos oeufs dans le même panier : si vous achetez un domaine neuf en guise de masque, alors il y a fort à parier que tous les liens qui apparaîtront seront les vôtres, donc potentiellement des endroits crousticrunch pour SEO.

Si vous récupérez un vieux domaine de type WOW ou autres, avec quelques milliers de domaines référents, alors ce sera tout de suite plus délicat de vous tracer (mais loin d’être impossible).

Le porc-épic

Le problème que nous avons avec notre masque est exactement le même problème que Stanley Ipkiss dans the Mask : si on retire le masque, on le retire en entier, et on peut donc être amené à jeter le bébé avec l’eau du bain : pour un backlink pourri, on va retirer la totalité des backlinks créés (on coupe la 301) alors que le reste peut être bon.

Il faudrait donc raisonner non pas en masque mais en masqueS : plutôt que de dire « tout mon référencement crade ou semi-crade se fait vers ce masque, que je retirerai au cas où les choses iraient mal », on va dire plutôt créer une multitude de redirections 301, et on pourra ainsi littéralement annuler les backlinks campagne par campagne.

Par exemple, je décide de bosser avec Spammeur1 et Spammeur2, et chacun font des liens vers une url que je leur aurai mise à disposition, et je me prends une pénalité. Alors je décide de couper la 301 de l’url de spammeur2. Et si rien ne change, j’inverse : je rétablis la 301 de l’url de spammeur2, et je coupe celle de spammeur1.

Dans les cas les plus extrêmes, on pourrait même carrément mettre en place un système un backlink = une 301.

Ainsi, on pourrait retirer les éléments épine par épine, comme ce chien s’étant attaqué à un porc-épic.

D’un point de vue concret, on peut imaginer carrément un raccourcisseur d’url cloaké : ainsi, msq.fr/1 pointera vers www.mattcutts.com de manière apparente, mais pointera vers www.moneysite.com *seulement pour Google*.

Certains utilisent déjà des tinyurl ou bit.ly. Je ne suis pas fan de cette solution, étant donné que je n’aime pas construire chez les autres. Il suffit que tinyurl dise « et si on changeait le code et qu’on mettait une 302 à la place d’une 301 ? » pour réduire vos efforts à néant. Très peu pour moi.

Le masque, ok, le porc-épic, ok, mais pourquoi le piano ?

En tant que spammeurs, nous essayons d’imiter la nature, le hasard. La Vie en quelque sorte.

Et vous avouerez qu’il n’y a rien de plus SURNATUREL et donc suspect que la répartition random() parfaite : l’aléatoire pur n’est pas naturel. La nature procède plutôt par crises, par buzz, par expansions très rapides et par phases de stagnation. Donc l’humain aussi. Donc pas les spammeurs. Par exemple, un contenu structuré de manière toujours identique et régulière sera louche : 300 mots + 3 liens. Ou encore scraper en mettant un sleep toujours régulier. Etc.

C’est de là que 5eg m’avait parlé, à la soirée seosphère, de l’idée de brancher les outils SEO (scraping, submit, peu importe) sur des aquariums, afin d’imiter les mouvements naturels des poissons, l’idée étant d’imiter le naturel au lieu de se contenter d’un bête random. Je lui avais à mon tour suggéré de brancher les scripts sur la météo : scraping en fonction du soleil, submit en fonction de la pluie.

Il reste une dernière solution, plus intéressante : en s’achetant un petit clavier midi tout simple, si on sait jouer du piano, on peut jouer en quelques sortes des « accords » de backlinks et de 301.

Do-mi-sol : url1, url3, url5 pointent vers la cible.

Ré-Fa(Dièze)-La : url2, url4, url6 pointent vers la cible.

Et avec une pédale de sustain, on peut prolonger certaines redirections, et en retirer d’autres.

L’idée est donc de créer un réservoir de juice, que l’on a sous contrôle (en faisant pointer plein de liens vers un masque en forme de porc-épic), et de le brancher sur un piano pour essayer de trouver la mélodie parfaite en termes de ranking.

Certains ont d’ailleurs déjà commencé…

Pour savoir comment cloaker « the right way » et comment faire sauter les 301 cloakées « the right way », rendez-vous fin novembre pour SEO High Level (formation SEO). Et avant cela, au VLC 2012 qui devrait déjà bien présenter des exemples de porc-épics, chevaux et autres animaux farfelus. Ou pas.

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Le SEO « White Hat », une vaste fumisterie…

by 512banque on 22 février 2012

Voici un article qui a defrayé la chronique outre atlantique il y a quelques mois, si bien que le célèbrissime Rand s’est fendu d’une réponse, loin d’être convaincante à mes yeux, malgré toute la sympathie que m’inspire le célèbre Rand. Voilà pourquoi j’ai préféré relayer l’article original, la réponse pouvant être trouvée à la fin de l’article.

Vous savez, il fut un temps où j’adorais me donner le titre de whitehat. J’étais fier de faire partie de CETTE communauté. Je riais de ces sales grey/black hat et leur bêtise à croire qu’il pouvaient tromper les gens. Je veux dire, ne savaient-ils pourtant pas que leurs trucs débiles ne pouvaient que faire bannir leurs sites ?

Puis plus tard, j’ai réalisé qu’il n’y avait en fait que 2 sortes de white hat : d’une part ceux qui se plaignaient d’avoir tout fait comme il faut (« by the book ») et qui se faisaient botter le derrière par des « techniques non-éthiques », et d’autre part ceux qui s’attribuaient des réussites qui ne dépendaient pas d’eux.

Je veux dire que les sites sur, ou pour lesquels, ils travaillent ne récoltent pas tellement de liens de qualité et de positionnement à cause de leur travail au quotidien, mais bien plutôt parce que les sites sur lesquels ils bossent ont la chance d’être sur une niche qui intéresse et amuse les bloggeurs ou les journalistes.

C’est facile de prêcher « faîtes du bon contenu » quand vous avez un bon sujet. Mais tout le monde s’en fout des toilettes qui ne se bouchent pas, ou des oxymètres de pouls, ou des correcteurs de diodes monophase. Bien sûr, vous pouvez peut-être récupérer 1 ou 2 liens spontanés, mais vous n’aurez jamais l’ancre parfaite que vous recherchez.

Quand j’ai découvert cela, j’ai commencé à flirter avec des techniques greyhat. Et vous savez ce que j’ai découvert ? Elles fonctionnent ! Mais plus que ça, avec un peu de bon sens elles fonctionnent p*** de bien. Aucun de mes sites n’a été banni. Et une fois que j’ai compris cela, j’étais comme l’aveugle qui a recouvré la vue. Parce que j’ai compris que chacun de ceux qui sont sur la première page sur n’importe quelle niche un peu compétitive ne JOUAIENT PAS selon les règles white hat.

Pourtant, j’ai toujours continué à participer dans mes petites communautés white hat, espérant glaner des trucs utiles, ou juste pour apprécier la compagnie. Le problème était que, plus j’étudiais et j’appliquais le greyhat, plus tout ça commençait à me taper sur le système, à savoir les conseils à la mords-moi-le-noeud et les soi-disant experts SEO qui donnaient des conseils à des débutants qui n’avaient aucun moyen de savoir que le conseil auquel ils allaient s’accrocher allait les garder au fond des SERPs pour des décennies. Le white hat n’est pas simplement « plus lent ». C’est de la pensée magique. C’est complètement irresponsable.

Si tu factures tes clients pour un service et que tu n’es pas compétitif, alors tu les arnaques. C’est aussi simple que ça. Je sais que vous autres whitehats êtes en train de vous tortiller dans vos chaises en agitant vos petits poings en disant « Ce n’est pas pérenne. Notre stratégie est basée sur des résultats long terme ». Non, c’est faux. Votre stratégie est basée sur de la pensée magique et sur l’espoir qu’un jour Google fera votre boulot à votre place. Tant que Google n’appliquera pas ses règles, il n’y en a aucune. Et aussi longtemps que c’est vrai, tous ceux qui n’attendent pas que ces règles soient appliquées vont ranker. Et pas ceux qui attendent. Vous avez une obligation vis-à-vis de vos clients de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour les positionner, en utilisant les méthodes les plus efficaces qui sont à votre portée.

Vous savez, ce qui me fait toujours marrer, ce sont les white hat qui accusent les autres d’être des charlatans. FLASH INFO! Vous êtes précisément les charlatans. Chaque fois que vous envoyez votre facture mensuelle à votre client sans avoir rien fait pour le positionner, excepté envoyer une ou deux demandes de liens et sorti un ou deux articles de blog, vous les arnaquez. Vous êtes précisément la raison pour laquelle personne ne croit que le SEO fonctionne. Parce que vos méthodes ne servent à rien. En tout cas tant que les méthodes que vous n’appliquez pas, ELLES, fonctionnent.

A propos, juste comme ça : si votre offre principale est le contenu de qualité, VOUS N’ETES PAS UN SEO, vous êtes un rédacteur. Si vous facturez à votre client des prix de SEO pour des services de rédaction, vous les arnaquez. Si vous n’avez ni formation, ni d’étude en littérature, et que vous offrez vos services à votre client plutôt que de lui conseiller d’embaucher quelqu’un qui est effectivement chevronné en rédaction et entraîné à écrire, vous êtes un arnaqueur.

A l’exception près de très gros sites, la plupart des optimisations onsite à réaliser sur un site peuvent être identifiées et compilées dans un audit, c’est une question de jours. L’implémentation dans la plupart des cas ne prendra pas plus de temps et n’a même pas vraiment besoin d’être réalisée par un SEO si le rapport d’audit est assez clair. Ce qui nous reste, c’est la stratégie de contenu et le SEO off-site. La stratégie de contenu est juste de la … STRATEGIE, qui peut être confiée à un rédacteur compétent. Si vous continuez à facturer votre client après cet élément et que vous ne vous battez pas avec tous les outils disponibles, et que vous ne leur recommandez même pas quelqu’un en mesure de proposer ça, vous ne lui rendez pas service. Si vous ne les informez pas du tout que Google

P.S. Fermez-la à propos de Demand Media. La seule raison pour laquelle vous remuez cette question, c’est parce que vous n’arrivez pas à les dépasser. eHow n’est pas plus une content farm que squidoo, hubpages, CNN, huffpo ou encore plein d’autres sites. Si vous saviez comment positionner vos sites, vous seriez en première position et eHow n’aurait pas d’importance.

P.S.2. Arrêtez de m’envoyer des demandes par email de type « link building manuel white hat ». CA N’EXISTE PAS. Vous avez soit le linkbuilding white hat (peu efficace), ou le linkbuilding manuel (définitivement grey hat, à base d’annuaires, de CP, et souvent efficace). Choisissez. Ou mieux, tiens, arrêtez de mentionner la couleur du chapeau dans vos emails et dîtes précisément ce que vous voulez.

Avertissement :

Avant de vous énerver et de vous défendre sans raison contre moi, notez ces deux points : premièrement, je connais des « whitehats » extrêmement malins qui savent réfléchir « outside the box ». Ces gars ne me gênent pas. Ils sont extrêmement rares. Deuxièmement, dans mon entreprise, j’offre à mes clients les types de liens qu’ils préfèrent. S’ils veulent du plus blanc que neige, on leur propose. La seule différence, c’est que je les informe des différents avantages et risques de TOUTES les stratégies et je les laisse faire des choix ECLAIRÉS, plutôt que de la ramener à longueur de journée avec mes techniques « éthiques » et « whitehat » qui ne sont que des termes qui me permettent de masquer mes graves lacunes en linkbuilding. Voilà. C’est dit. MAINTENANT vous pouvez vous lâcher.

Afin d’être juste, pour ceux qui veulent lire la réponse (si quelqu’un la traduit, je ferai le lien), voici l’article de Rand : http://www.seomoz.org/blog/white-hat-seo-it-fing-works-12421

Mon avis personnel (512banque) et quelques éléments en vrac :

  • Complètement d’accord avec l’auteur, et à mon avis, Rand Fishkin répond à côté. Il ne faut pas opposer « bon contenu » et « black hat » : le BH marche encore mieux sur des sites de bonne qualité voire officiels (c’est le principe du google bombing). Donc le onsite, je suis d’accord mais en principe ça doit être réglé rapidement.
  • Pour poursuivre la réflexion, lisez l’excellent billet de Axe Net sur le grey hat seo.
  • Autre élément : OUI je suis content que le marché du SEO soit tenu par des « whitehat ». Car quand je passe après une grosse agence (« ils m’ont pris x € et ça n’a rien donné !) et que je fais quelques CP, une campagne seohackers.org et une dizaine de spam commentaires, je passe pour un magicien…
  • Loin de mépriser l’optimisation onsite, je la considère comme une condition sine qua non, et le contenu de vraie qualité comme un prérequis. Pour ceux qui se demandent ce que je considère comme du contenu de qualité, jetez un oeil à la page produit Kindle d’amazon.
  • Dernier élément : si vous voulez vous former aux méthodes avancées d’optimisaiton onsite et offsite, inscrivez-vous à la formation seo high level les 23 et 24 Mars 2012 à Paris. Il y a 20 places au total et déjà 16 places sont prises.

Et la sécurité informatique ?

Depuis que mon ami qui a hacké la NASA m’a fait découvrir la sécurité informatique, j’ai jeté un oeil à cette histoire de white hat et black hat en sécu, le monde qui a inventé ces termes. Et devinez quoi ? Le hacker white hat cherche des failles dans des systèmes et les communique aux propriétaires dans une optique d’amélioration. Le hacker black hat cherche des failles pour tirer profit (en monétisant, en faisant fuiter ou tout simplement en détruisant les informations) des systèmes des autres. Quant au grey, son coeur balance entre les deux et parfois il prévient les propriétaires, parfois il s’amuse un peu. Deux remarques :

  • Aussi bien chez le white que chez le black, il y a une démarche active de hacking, c’est-à-dire de décorticage et de découverte de comment un système (algorithme ?) fonctionne… Et non pas un recrachage des normes de sécurité existantes.
  • En sécu, celui qui exploite les failles d’un système pour ses intérêts personnels est considéré unanimement comme un black hat. Et si appliqué au SEO on considérait que l’optimisation onpage dans le but de ranker sur Google, c’était l’exploitation (certes sur son propre site) d’une faiblesse « ou faille » de Google ? On ne serait pas considéré comme black hat ?

Chers amis du monde de la sécurité, votre avis est le bienvenu.

Pour ma part, ce sera la dernière fois que je répondrai à cette polémique stérile et délibérément entretenue par certains, de masturbation intellectuelle de black-or-white SEO (peut-être par nostalgie ?).

La saison du troll est officiellement ouverte.

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